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le Télégramme – Concert 8 juillet 2019 (Camaret)

Article paru le 11 juillet dans le Télégramme (Châteaulin):

Lundis Musicaux. Une belle ouverture

Brillante ouverture de la 47e édition des Lundis Musicaux de Camaret par l’ensemble vocal Talea, dirigé par Pierre-Emmanuel Clair.

Lundi, Pierre-Emmanuel Clair, à la tête de l’ensemble Talea, a ouvert la 47e édition du Festival des Lundis Musicaux de Camaret-sur-Mer. Habitué de la scène camarétoise, puisqu’il y a déjà dirigé par le passé l’Écho des Vagues de Fouesnant et Choréa d’Ys de Brest, le chef de chœur a, une nouvelle fois, émerveillé les quelque 180 personnes présentes dans l’église Saint-Rémy.
Comme il le fait régulièrement, c’est avec beaucoup de pédagogie que Pierre-Emmanuel Clair a expliqué le contexte historique de la création des œuvres, leurs spécificités, et mis en avant l’importance des textes, lus au préalable par l’un des chanteurs-acteurs.

Répertoire original et complexe

Le programme a présenté des madrigaux (une forme ancienne de musique vocale) de Claudio Monteverdi, accompagnés à l’orgue par Christian Riché et une deuxième partie, « Jesu, meine Freude » de Jean-Sébastien Bach, motet, accompagné au clavecin par le même Christian Riché. Dans sa présentation, Pierre-Emmanuel Clair a insisté sur l’idée que, bien que « s’appuyant sur des textes religieux, l’ensemble ne s’immisce absolument pas dans un caractère religieux ». « Ce qui nous importe, c’est le caractère musicologique et musical pour aider à faire comprendre les œuvres et leurs contextes. Le groupe Talea est un ensemble laïque ». Et c’est avec un plaisir évident que le public a pu « déguster » la qualité vocale de chaque pupitre, notamment les alti, généralement peu mis en valeur dans les ensembles vocaux, et apprécier l’homogénéité de l’ensemble dans l’exécution d’un répertoire original et complexe.

https://www.letelegramme.fr/finistere/camaret-sur-mer/lundis-musicaux-une-belle-ouverture-10-07-2019-12335632.php

Le Télégramme – Concert du 5 juillet 2019

Article paru le 8 juillet dans le Télégramme (Quimper):

Taléa. Les choristes remontent le temps

L’église de Locmaria affichait complet vendredi soir.

L’ensemble vocal Taléa a donné un concert vendredi soir à l’église de Locmaria. Dirigé par Pierre-Emmanuel Clair et accompagné au clavecin par Christian Riché, la formation a remonté le temps en première partie, puis chanté « Jesu, meine Freude », l’un des plus célèbres motets de Jean-Sébastien Bach.

Visiblement, Pierre-Emmanuel Clair aime joindre des mots à la musique. Ainsi, en cette première partie consacrée aux œuvres de Monteverdi, Ola Gjeilo, D. Kehoe et Giacomo Rossini, il a invité l’un des choristes à lire entre les différentes œuvres l’histoire d’un chevalier parti pour la croisade. Un extrait du cantique des cantiques vient même se mêler à cette histoire guerrière et religieuse. On cherche en vain le rapport entre la musique de Monteverdi (1567-1643) et la première croisade (1096), mais ce n’est vraiment pas grave.

De beaux contrastes

Les sopranes éclairent de leurs timbres les œuvres au programme et établissent de beaux contrastes avec les voix masculines au long des premiers madrigaux. Le cantate Domino reste sobre dans son interprétation. « Northern Lights », une pièce d’Ola Gjeilo, compositeur norvégien né en 1978, rallie l’ombre à la lumière. Le chœur est excellent dans cette musique un peu dans le ton de celle d’Arvö Pärt. Musique nordique, intimiste, non dénuée d’un certain mystère. Le chœur chantera deux autres pièces de ce compositeur. La première partie s’achève sur un autre ton avec « Quand Corpus » de Giacomo Rossini, extrait de son « Stabat Mater ». Répartis en chœurs distincts, les choristes chantent parfaitement cette œuvre qui recèle tout de même un peu de joie.

Les intentions de Bach

« Jesu, meine Freude » est un très célèbre motet composé par Jean-Sébastien Bach sur un cantique luthérien de Johan Cruguer, en 1723, à l’occasion des obsèques de Johanna Maria Kees. Pierre-Emmanuel Clair tient à expliquer en détail la forme de ce motet et un peu des intentions de Bach. Il intervient entre les « mouvements » du motet pour mieux faire comprendre son architecture et son importance dans l’œuvre entière. Malgré toute la beauté du chœur, cette façon de faire casse la concentration dont chacun a besoin pour entrer dans la musique de Bach et c’est dommage.

Le public applaudit les choristes qui offrent, en bis, un extrait du motet de Bach et surtout le superbe « Nothern Lights » que l’on réentend avec grand plaisir.

Éliane Faucon-Dumont

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/talea-les-choristes-remontent-le-temps-07-07-2019-12332865.php#T4qbyjfFYCmHmOSP.99

Nos prochains concerts

Samedi 19 octobre 2019
œuvres de Monteverdi et JS. Bach
Église Saint-Budoc de Porspoder
Samedi 7 décembre 2019
Motet Jesu meine Freude (Bach),
en partenariat avec l’Echo des Vagues
Cathédrale de Quimper

Concerts à Locmaria (Quimper) et l’Ile Tudy les 5 et 7 juillet 2019

Genre « nouveau » apparu au 14ème siècle pour s’épanouir pleinement à partir de 1520 sous l’influence de Claudio MONTEVERDI, le madrigal révolutionne les règles de la composition musicale. Grâce notamment au rapport étroit
établi entre le texte et la musique, et qui préfigure ainsi les grandes œuvres de Jean-Sébastien BACH.
Pour le plus grand bonheur des musiciens et des mélomanes, cette tradition du madrigalisme a traversé les siècles et se perpétue encore en inspirant de jeunes compositeurs tels Ola GJEILO.

Les billets sont en prévente auprès de nos choristes ou sur la billetterie en ligne http://ensembletalea.ovh/billetterie/

Talea donnera également ce concert dans le cadre des Lundi musicaux de Camaret (ouvrant ainsi la saison des Lundi Musicaux) :

https://www.lundis-musicaux.com/

Article Télégramme 6 novembre 2018

A lire sur le site du Télégramme:

Deux bis concluent un joli concert.

https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/deux-bis-concluent-un-joli-concert-06-11-2018-12126177.php

Les solistes du concert et Christian Riché, claveciniste, qui a accompagné le chœur. © Le Télégramme

L’Ensemble vocal Talea donnait, dimanche en fin d’après-midi, un concert intitulé Passerelles en l’église Saint-Alor. Fort bien dirigés par Pierre-Emmanuel Clair, accompagnés au clavecin par Christian Riché, les chanteurs ont quelque peu remonté le temps au long des œuvres inscrites à leur programme.

Et c’est par trois pièces du compositeur norvégien O. Gjeilo que commence un consistant programme. Dans un style proche du grégorien, Ubi Caritas, Ave Generosa, Northern Lights, racontent les paysages infinis de Norvège.

Même si elles manquent un peu de « lumière », ces pièces ont tout de même fort belle allure, dans l’interprétation de Talea. On remarque la belle tenue du pupitre des sopranes. Pierre-Emmanuel Clair assure que chaque chanteur, à force de travail, peut devenir soliste. Il le prouve en invitant Francine Millet à chanter Pena Tiranna, un extrait d’Amadigi de Haëndel. La choriste, parfaite dans cet air, conquiert le public.


Monteverdi


Viennent ensuite plusieurs extraits du Livre III des Madrigaux de Claudio Monteverdi. Les pupitres féminins donnent de la lumière à ces pièces qui dans l’interprétation voulue par Pierre-Emmanuel Clair, paraissent un peu monotones. Le souci de ce dernier est de privilégier le son, d’inviter ses choristes à travailler sur la voix. Tout cela se fait peut-être au détriment des nuances, des couleurs que recèlent ces Madrigaux.


Contemporains


La seconde partie du concert, consacrée surtout à la musique contemporaine, sera beaucoup plus intéressante. Son nata a Lagrimar, extrait de Jules César de Haëndel, révèle les jolies voix de deux solistes au tempérament opposé : Marion Salkin et Julia Barat vont dialoguer chacune dans leur style et c’est plutôt réussi. Julie Barat chante ensuite un extrait du Gloria de Vivaldi.

Des œuvres de V.C. Johnson, O. Gjeilo, D. Kehoe et Yukechev vont ensuite enchanter le public. Les sopranes, décidément excellentes, restituent leur lumière à ces œuvres intimistes qui portent les couleurs des pays où elles sont nées. Les hommes souvent plus réservés, s’unissent à elles ici et là et le chœur est alors parfait. Souvent, le chef invite les pupitres féminins à se réunir à chanter, par petits groupes l’un ou l’autre des chants. Ces parties-là sont fort réussies.

Une dernière cantate et deux bis concluent cette belle soirée.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/deux-bis-concluent-un-joli-concert-06-11-2018-12126177.php#Fq6qEHFFvHAuqjxM.99