L’ensemble vocal

4 novembre 2018 – Quimper – Eglise St Alor – Ensemble TALEA – Direction Pierre-Emmanuel CLAIR – Clavecin Christian RICHE

L’ensemble vocal TALEA a été créé en octobre 2015 à Quimper. Il rassemble 25 choristes amateurs sous la direction de Pierre Emmanuel Clair. C’est dorénavant la commune de Pleuven qui l’accueille pour ses répétitions. L’ensemble est accompagné au clavecin par Christian Riché.
Son répertoire se construit autour du Madrigal et de la musique baroque.
Le madrigal, avec C. MONTEVERDI au XVIème et début du XVIIème siècle, est une forme musicale qui se pratique à 3 ou 5 voix (voire à 8 voix). Ce style fait la part belle aux sonorités de chaque mot, de chaque phrase musicale.
Le motet BWV 227 de JS. BACH « Jesu, meine Freude » trouve naturellement sa place dans le répertoire de TALEA. Les motets atteignent un haut degré de complexité et de perfection de composition et sont considérés, parmi les œuvres vocales de Bach, comme les plus abouties de la musique polyphonique occidentale.
Des œuvres de jeunes compositeurs du XXIeme siècle (Ola Gjeilo, Damien Kehoe, Victor C. Johnson) sont venues enrichir et compléter le répertoire de TALEA.

TALEA En latin, terme d’architecture désignant le tenon qui retient ensemble plusieurs pièces de bois. Par analogie, le terme a été appliqué, au XIVE siècle, à la manière dont s’articulent, spécialement dans une teneur isorythmique, plusieurs cellules rythmiquement semblables. La talea détermine donc la cellule rythmique et se trouve complétée par le color qui détermine la cellule mélodique. C’est sur celles-ci qu’est basée la technique de composition isorythmique du 14e au 15e Siècle. La racine « Tal » désigne aussi dans ses origines indo-européennes, comme actuellement en sanskrit et en Inde le rythme sur lequel est basé une composition. Le terme, francisé en taille, a été transporté dans le domaine des tessitures, et, comme la talea s’appliquait surtout à la teneur, en est venu à désigner la tessiture de cette teneur, c’est-à-dire le registre de ténor ou de baryton, placé entre le bassus et l’altus. L’expression a eu cours jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
Extrait Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Dossier_de_Presse – version novembre 2019