L’ensemble vocal

Unique dans le Finistère, l’ensemble vocal TALEA, dirigé par Pierre-Emmanuel CLAIR et composé d’une quarantaine de chanteurs passionnés, se concentre sur les compositeurs Baroques.

Crée en 2015, l’ensemble, accompagné du claveciniste Christian RICHE, est réuni par la réelle implication de tous : chacun s’investit non seulement par le biais de la formation vocale individuelle et collective, mais aussi par une recherche historique personnelle. Une telle approche, basée sur les outils de l’interprétation « historiquement informée », permet à TALEA d’accéder à un niveau semi-professionnel adapté à l’exploration du grand répertoire de MONTEVERDI et BACH et d’être capable de chanter les complexités de cette musique.

Le point fort et la marque de TALEA sont sa recherche d’authenticité qui s’exprime à travers 5 volets :

  • la rhétorique pour comprendre le discours musicale et l’interpréter, en se basant sur des traités originaux (BURMEISTER, QUINTILIEN…) ;
  • l’expression des affects, en utilisant en particulier les traités du peintre et graveur français du XVIIIe siècle Charles LE BRUN ;
  • le pathos rythmique, basé sur les pieds rythmiques de l’antiquité grecque, décrits et étudiés par des auteurs comme SAINT-AUGUSTIN, MERSENNE, MATTHESON ;
  • l’utilisation, tant en répétition qu’en concert, de tempéraments anciens, notamment le tempérament mésotonique, riche en couleurs et adapté à la musique de MONTEVERDI ;
  • l’étude des partitions originales, la notation ancienne induisant une nouvelle vision de la partition.

Cette recherche d’authenticité vise à rendre à l’interprétation sa force originelle, et ainsi permettre au grand public de découvrir et apprécier cette musique.

TALEA En latin, terme d’architecture désignant le tenon qui retient ensemble plusieurs pièces de bois. Par analogie, le terme a été appliqué, au XIVE siècle, à la manière dont s’articulent, spécialement dans une teneur isorythmique, plusieurs cellules rythmiquement semblables. La talea détermine donc la cellule rythmique et se trouve complétée par le color qui détermine la cellule mélodique. C’est sur celles-ci qu’est basée la technique de composition isorythmique du 14e au 15e Siècle. La racine « Tal » désigne aussi dans ses origines indo-européennes, comme actuellement en sanskrit et en Inde le rythme sur lequel est basé une composition. Le terme, francisé en taille, a été transporté dans le domaine des tessitures, et, comme la talea s’appliquait surtout à la teneur, en est venu à désigner la tessiture de cette teneur, c’est-à-dire le registre de ténor ou de baryton, placé entre le bassus et l’altus. L’expression a eu cours jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.
Extrait Larousse « Dictionnaire de la musique ».